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Face aux mesures d’austérité imposées par la municipalité et la métropole de Toulouse, les bibliothécaires se mobilisent. Une grève et un rassemblement sont prévus le mardi 4 février, dès 9h30, devant le siège de Toulouse Métropole, place de la Légion d’Honneur. Cet appel intersyndical de la CGT et de SUD s’adresse à l’ensemble des agents de la mairie et de la métropole, dénonçant des restrictions budgétaires qui pèsent lourdement sur les conditions de travail et menacent la pérennité des services publics.
Des coupes budgétaires aux conséquences inquiétantes
Depuis le 5 décembre 2024, de nombreux employés des bibliothèques de Toulouse se battent contre la politique de rigueur budgétaire appliquée à la culture. Les syndicats alertent notamment sur :
- Une baisse de 20 % des subventions aux associations sportives.
- Une réduction de 40 % des subventions pour les associations culturelles.
- Des menaces sur l’emploi et la cohésion sociale, impactant directement des structures essentielles comme le théâtre du Grand Rond.
« La situation est critique dans l’ensemble des services de la mairie et de la métropole », dénoncent les agents mobilisés. Ils appellent à une mobilisation large pour contrer ces mesures, qui mettent en péril les services publics.
Une mobilisation croissante
Le mouvement de protestation a pris de l’ampleur, rassemblant 35 organisations syndicales et associatives, dont CGT, SUD, PCF, LFI, NPA, Nous Toutes 31, et de nombreux collectifs citoyens. Ils dénoncent non seulement les coupes budgétaires, mais également la politique répressive de la municipalité, évoquant la censure d’une exposition sur Gaza et les expulsions de jeunes mineurs isolés.
« Jean-Luc Moudenc fait aujourd’hui le choix de sacrifier la culture et le sport », dénonce Antoine Maurice, conseiller et président du Groupe Toulouse écologiste et solidaire.
Des répercussions sur toute la région
La Région Occitanie, présidée par Carole Delga (PS), fait également face à des réductions de budget massives, conséquence des décisions nationales. Après une baisse de 210 millions d’euros sur les exercices 2023 et 2024, elle doit désormais gérer un nouveau recul de 187 millions d’euros pour 2025. De son côté, le département a annoncé la suppression de 500 postes parmi ses 7000 agents, une décision jugée nécessaire pour financer des investissements.
Un appel à défendre les services publics
Le syndicat CGT Mairie de Toulouse réclame l’arrêt immédiat des restrictions budgétaires et la fin du gel des embauches, une politique annoncée par Jean-Luc Moudenc en novembre dernier. Selon les syndicats, il est crucial de maintenir un service public de qualité, à la hauteur des besoins des habitants de la quatrième ville de France.
Le rassemblement du 4 février devant la mairie sera un moment clé pour faire entendre les revendications des agents municipaux et des citoyens concernés par l’avenir de la culture et du service public à Toulouse.